France
MPF: une progression de 3,6 centimes
Contrairement à la semaine précédente, la hausse enregistrée jeudi dernier a été beaucoup plus marquée, avec une progression de 3,5 centimes, qui s'ajoute au gain de 0,1 centime obtenu lors de la séance de lundi. La séance de jeudi traduit une évolution des positions des acheteurs. Certains avaient débuté le marché sur des enchères stables, tandis que d'autres ont immédiatement proposé des prix en hausse. Ce mouvement a progressivement entraîné l'ensemble des acheteurs, conduisant à une revalorisation générale des enchères et, au final, à une hausse sensible du prix moyen.
Uniporc : moins d’abattage et des poids légers
Les volumes et les poids poursuivent leur recul. La particularité de cette période est que les abattages diminuent d'une semaine sur l'autre tout en restant nettement inférieurs aux niveaux observés à la même période en 2025. La situation est désormais à l'inverse de celle du début d'année, où les volumes et les poids étaient plus élevés que l’année dernière. L'offre apparaît donc limitée pour la saison, un déséquilibre de marché qui pourrait se prolonger.

Union européene
En Allemagne, Le marché reste sous forte pression. Les industriels continuent de réclamer une baisse des prix face à un marché de la viande dégradé et à une demande qui devrait encore ralentir avec les congés d'été. Le prix directeur reste stable cette semaine, mais les opérateurs considèrent qu'une nouvelle baisse est désormais très probable à court terme. Les perspectives pour le second semestre demeurent très pessimistes, avec une rentabilité insuffisante qui pourrait accélérer les arrêts de production.
En Espagne, malgré une chute spectaculaire des poids, en baisse de plus de 5 kg de carcasse en deux mois, le marché espagnol ne parvient pas à revaloriser les prix dans un contexte où la demande demeure insuffisante, aussi bien sur le marché intérieur qu'à l'export. Les producteurs continuent d'accumuler les pertes. Les intervenants évoquent désormais une réduction progressive du cheptel, tandis que la menace de la PPA reste présente.
En Belgique, le prix recul par anticipation de l’évolution allemande sous la forte pression du marché. Les poids poursuivent leur recul sous l'effet des fortes chaleurs, tandis que les cours des porcelets continuent de chuter. Le marché de la viande manque de dynamisme et conduisent inévitablement vers un recul de la cotation du porc.
En Italie, le marché reste confronté aux mêmes difficultés structurelles. Les abattoirs réduisent leur activité afin de limiter leurs pertes face à des ventes de viande insuffisantes et à la concurrence des viandes espagnoles et allemandes. Le ralentissement des abattages contribue à maintenir un certain équilibre sur le marché des porcs, mais au prix d'une dégradation de la rentabilité des entreprises. Dans ce contexte, les producteurs obtiennent malgré tout une légère revalorisation de leurs porcs.
États-Unis et Chine
Le marché américain reste stable, sans véritable dynamique haussière. Les prix au comptant évoluent peu, tandis que la valorisation des découpes recule légèrement. Les abattages demeurent proches des niveaux habituels, confirmant une offre suffisante. Le dernier inventaire porcin montre un cheptel reproducteur au plus bas depuis 2014 pour cette période, laissant entrevoir une progression limitée de l’offre dans les prochains mois.
Les analyses chinoises s'intéressent désormais davantage aux marges des producteurs qu'à l'évolution quotidienne des prix. Malgré une amélioration ponctuelle des cours, de nombreux élevages restent sous pression financière. Cette situation accélère la restructuration du secteur, avec une concentration progressive de la production et une adaptation des volumes mis sur le marché.



